Le mouvement des casseroles se répand aux quatre coins du Québec

LeDevoir. Au lendemain d’arrestations massives à Montréal et à Québec, des milliers de mécontents bravent une nouvelle fois l’interdit ce soir en prenant la rue — serrant fermement casseroles et cuillers de bois — sans avoir fait connaître leur itinéraire aux forces de l’ordre à l’avance.

Lucie Mineau, une cinquantenaire du Plateau rencontrée à 20 heures pile, lorsque le tintamarre commençait, est l’une de ces personnes qui souhaitaient reprendre la rue malgré les risques d’arrestation. Comme les autres percussionnistes improvisés, elle dénonce la loi 78, adoptée il y a une semaine par l’Assemblée nationale, et la hausse des droits de scolarité. « Hier [mercredi], mon amie et moi, à 15 minutes près, si on n’était pas parties de la manifestation, on se serait fait arrêter. C’était pourtant convivial à ce moment-là. » Plus de 518 personnes ont été interpellées ce soir-là, à Montréal, contre 176 à Québec. Peu importe, Mme Mineau comptait bien marcher avec ses voisins.

« Oui, on a peur de se faire arrêter, mais de plus en plus, ça devient un devoir de sortir manifester », a indiqué un Montréalais qui travaille dans le milieu de la restauration, Emmanuel Charron-Boucher, rencontré sur un perron, un ustensile à BBQ à la main pour frapper une casserole.

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