Réforme du système bancaire – Rien, toujours rien!

LeDevoir . Plus de trois ans après avoir évité une catastrophe économique grâce à l’injection massive de capitaux publics, les gouvernements d’Amérique du Nord et d’Europe n’ont pratiquement rien fait. À l’exception du Royaume-Uni, qui vient d’ordonner le re-cloisonnement entre la banque de dépôt et la banque d’investissement, les autres pays se contentent de cautériser les conséquences inhérentes à une multitude de vices financiers en concoctant des politiques logeant à l’enseigne de l’homéopathie. Rageant!

Il y a une quinzaine de jours, lors de son témoignage devant les membres de la Commission des finances du Congrès, Simon Johnson, du Peterson Institute for International Economics et professeur au MIT, a communiqué une batterie de chiffres propres à aiguiser un lot d’inquiétudes. Parmi eux, on a retenu celui-ci: l’actif combiné des six plus importants établissements financiers des États-Unis, soit Bank of America, Citigroup et consorts, équivaut, tenez-vous bien, à 62,5 % du PIB des États-Unis! Avant la crise de 2008, leur part était de 55 %. En 1995, c’est à méditer deux fois plutôt qu’une, elle était de 17 %. Entre ces deux dernières dates, on se souviendra qu’en 1999 le gouvernement Clinton avait aboli ce qui restait de la loi Glass-Steagall votée sous le gouvernement Roosevelt, en 1933, afin d’ériger des barrières entre les quatre piliers de la finance pour ne plus revivre les dérives bancaires des années 1920.

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