Espagne: Une société blessée, une démocratie en peine

CourierIntern .Le « mouvement du 15 mai » prend de l’ampleur, les places centrales sont occupées dans la majorité des grandes villes espagnoles, et ce malgré l’interdiction de certains rassemblements. Reste aux « sans toit, sans boulot, sans retraite et sans peur » à transformer cette indignation en action politique, confie un chroniqueur d’El País.

Une fois le malaise devenu indignation, le plus difficile reste à faire : transformer cette émotion en action politique. Certains prétendent que c’est impossible, qu’indignation et politique ne font pas bon ménage et que l’indignation n’engendre que de la frustration. L’histoire fourmille pourtant d’exemples qui affirment le contraire : où en serait le mouvement des droits civiques des Africains-Américains sans les mobilisations des années 1960 ? Que se serait-il passé dans les républiques soviétiques sans cette indignation qui poussa tant de personnes à descendre dans la rue ? Ou, sans aller si loin, rappelons que, sans les manifestations populaires, les troupes espagnoles seraient encore en Irak. L’indignation est souvent le pas préalable à un changement ou à une transformation en politique. Nous l’avons vu récemment dans les pays arabes : si l’avenir de ces révoltes est encore incertain, l’on ne peut pas nier que l’indignation ait eu des conséquences politiques.

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