Les modernitudes, tome I

Nous savons que, nous les humains, allons tous au désastre. Il est clair que le modèle de développement des 150 dernières années s’avère un échec monumental. Ce modèle a spolié les ressources de la planète de façon honteuse. En vérité, il paraît non viable dans les contextes où on évoquerait que la Chine et l’Inde auraient notre mode de vie; ce qui exigerait, pas moins de deux planètes en 2050 pour suffire à notre modèle de société.

On nous a laissé croire à la viabilité d’un modèle où le préalable était la croissance économique sans fin de 2 à 9 % par année ! Pourtant, la race humaine, pourvue supposément d’intelligence, n’aurait-elle pas due se rendre compte qu’il est impossible d’avoir une croissance infinie dans un environnement où les ressources ne le sont pas. (Y a-t-il vraiment quelqu’un ici qui doute de la finitude de nos ressources ?)… L’absurdité phénoménale de cette proposition n’a eue comme réponse, on ne peut plus timide, que celle du développement durable par nos environnementalistes ! Cette expression nous incite à croire que remplir le frigidaire aujourd’hui ne comporte aucune conséquence pour les générations futures… Allô?????

Les environnementalistes ont échoué lamentablement. Les économistes et tous nos appareils politiques se sont également enlisés. Nous avons tellement de risques au-dessus de nos têtes (climat, dépendance au pétrole, eau, pollution, extrémisme religieux) que la possibilité d’un effondrement de la civilisation est devenu envisageable d’ici 25 à 30 ans. Hubert Reeves, dans son livre Mal de terre, publié en 2003, estimait qu’on ne dépasserait pas l’année 2050. Personnellement, je doute que cette limite ira plus loin que 2030.

Pourtant, les deux risques les plus importants, notre dépendance au pétrole et les changements climatiques peuvent se résoudre ensemble, en diminuant radicalement notre consommation d’énergie. À titre d’exemple, la Suède a déclaré à l’été 2006 qu’elle serait totalement sevrée du pétrole en 2020. Rien de moins ne peut nous sortir de ce merdier…

S’adapter ou disparaître! Message reçu Darwin!

Une réflexion sur “Les modernitudes, tome I

  1. La prise en compte et l’éventuelle résolution des problèmes climatiques et énergétiques serait évidemment une bonne chose, surtout pour éviter un enfer climatique, mais après ?

    Est-ce que c’est seulement le modèle de développement des 150 dernières années qui est un échec monumental ? Ou bien l' »erreur » est-elle plus ancienne ? Ou est-ce le modèle de la civilisation qui est un échec ?

    Le réchauffement climatique a commencé il y a environ 10000 avec les débuts de l’agriculture (à moins que ce soit le contraire).

    Plus d’infos sur la critique du modèle actuel
    http://anarchieverte.ch40s.net

    Et bravo pour votre blog que je consulte régulièrement.

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