La crise grecque

LeDevoir Serge Truffaut 8 février 2010  Actualités économiques

Ces jours-ci, en Europe, les Bourses ont chuté, la valeur de l’euro a dégringolé. Et ce, à une vitesse si prononcée qu’un constat, et un seul, s’est imposé; la crise financière a fait tache d’huile. De fait, certains économistes et politiciens estiment que les tensions actuelles pourraient être fatales à la zone euro. Rien de moins.

Toutes proportions gardées, la dette de la Grèce est égale à celle du Royaume-Uni. En 2009, dans un cas comme dans l’autre, le déficit enregistré a été de loin supérieur à ce que les critères de la Commission européenne permettent. Pour remplir leurs devoirs contractés auprès d’investisseurs, pour payer l’épicerie et autres, ces nations doivent emprunter. Mais voilà, la Grèce étant le sujet d’une défiance largement partagée en Europe et au-delà, elle est confrontée à un taux d’intérêt deux fois supérieur à celui imposé à l’Allemagne, pays de référence en cette matière.

On le répète, Athènes doit débourser deux fois plus que bien des membres de l’Union européenne parce que la méfiance à son égard est généralisée. Le mauvais sort fait à ce pays est essentiellement attribuable à la corruption, à la magouille, au maquignonnage. Il y a deux jours à peine, le ministre des Finances confessait que toute l’administration de l’impôt était corrompue de haut jusqu’en bas de la hiérarchie. Ce n’est pas tout.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s