L’Europe joue son avenir

[CourierIntern]

UNION EUROPÉENNE •  Le sommet de la vérité

Le Conseil européen du 11 décembre à Bruxelles revêt une importance particulière car, sur la crise économique ou la question du réchauffement climatique, les Vingt-Sept jouent en partie leur prospérité et leur influence dans le monde.

Les crises ont au moins quelque chose de bon : elles offrent la possibilité de sortir des sentiers battus et de prendre de nouvelles voies. Voilà pourquoi les autres pays et continents vont s’intéresser de près à ce sommet européen. Ils vont vouloir savoir s’il y a autre chose que de belles paroles derrière le rôle d’avant-garde qu’ambitionne l’Union européenne (UE) dans la lutte contre le réchauffement climatique. Les Européens auront-ils le courage et la force de se libérer de leur individualisme et de relever ensemble ce défi mondial ? L’Europe a aujourd’hui la possibilité de démontrer qu’elle est prête à prendre des responsabilités au-delà de ses frontières. Elle l’a prouvé cet été. L’UE, sous la présidence de la France et avec le soutien de l’Allemagne, a réagi rapidement, de façon réfléchie et avec succès à la crise géorgienne. Quand le système financier mondial s’est retrouvé à genoux, la maison européenne a grincé brièvement, mais a su ensuite agir de concert et de façon convaincante.

Mais, avec l’effondrement de la conjoncture, les Etats européens sont retombés dans leur vieux travers qui consiste à chercher leur salut en se repliant sur eux-mêmes. Cette Europe-là n’impressionne personne. Il reste cependant une chance. S’ils parviennent à mettre sur pied un programme de lutte contre le réchauffement climatique associé à un plan de relance de l’économie, les Européens auront donné un exemple au monde. Si elle est bien pensée, la lutte contre le réchauffement climatique ne tue pas l’emploi ; elle entraîne même des innovations techniques qui créent des emplois susceptibles de relancer les exportations. Le paquet climat contient en lui-même un plan pour l’économie. Cela n’est toutefois pas vrai si les Etats de l’UE ne croient que ce qu’affirment les constructeurs automobiles, les producteurs d’électricité et les industries fortement consommatrices d’énergie.

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