Leonard Cohen

[LeDevoir] Trois heures plus tard, de fait, on y était encore, et Leonard Cohen trottinait, trottinait, de rappel en rappel. Il était content, nous étions heureux, le temps n’avait plus de prise sur les corps, septième ciel atteint. Citant «the old baladeer», il nous quitta sur ses mots: «Il y a longtemps que je t’aime / Jamais je ne t’oublierai…»

[LeDevoir] À Montréal, Cohen a habité dans un «véritable trou» (selon Michel Garneau), un petit hôtel situé sur la rue Sainte-Catherine et qu’on peut voir dans le vieux documentaire de l’ONF. Il a eu des appartements rue Stanley et de la Montagne, a fréquenté bien des cafés (dont le fameux bistro Chez Lou Lou) et des snack-bars de toutes sortes (on le voit d’ailleurs chez Ben’s dans le film de 1965): un Montréalais parmi d’autres.

Une de ses chansons les plus célèbres, Suzanne, se déroule ici, près du fleuve. Cohen y évoque notamment les symboles religieux de Montréal. Son roman Beautiful Losers a aussi un ancrage fondamental dans la ville.

C’est donc réellement son chez-lui que l’artiste retrouvera lundi, devant quelque 3000 spectateurs qui ont payé le fort prix pour le revoir. Il aura bien sûr son chapeau, son complet, ce sourire immense sous les traits profonds de son visage… et toute une collection de classiques à laquelle s’abreuver.

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