Crise alimentaire: de pire en pire

[LeMonde] C’est une dénonciation sans appel : « La fabrication de biocarburants est aujourd’hui un crime contre l’humanité. » Jean Ziegler, le rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation, accuse les pays développés d’être responsables de l’importante inflation qui touche les denrées alimentaires. Une flambée des prix qui a entraîné des « émeutes de la faim » à Haïti et dans plusieurs pays d’Afrique et d’Asie.

« Quand on lance, aux Etats-Unis, grâce à 6 milliards de subventions, une politique de biocarburant qui draine 138 millions de tonnes de maïs hors du marché alimentaire, on jette les bases d’un crime contre l’humanité pour sa propre soif de carburant », explique-t-il dans une interview au quotidien Libération.

[ABC] Basic access to food is slipping out of reach for many people in developing countries.

The cost of the rice has risen by more than three-quarters in two months and the price of wheat has more than doubled in the same time.

The desperation in dozens of countries has turned deadly of late. In the past week alone there have been violent, food-related riots in Haiti, Indonesia, the Philippines and Cameroon.

World Vision Australia head Tim Costello says the situation is desperate and chronic.

« It is an apocalyptic warning, » he said. « Until recently we had plenty of food. The question was distribution.

[R-C] Les craintes d’une crise alimentaire mondiale s’intensifient sur la scène internationale où les appels se multiplient pour faire face aux pénuries de nourriture à grande échelle qui menacent la planète.

Lundi, les ministres de l’Agriculture de l’Union européenne se sont réunis pour discuter des crises alimentaires qui frappent déjà plusieurs pays d’Afrique ou encore Haïti, où de violentes émeutes ont eu lieu la semaine dernière contre l’inflation et l’augmentation galopante du prix des denrées alimentaires de base.

Une réflexion sur “Crise alimentaire: de pire en pire

  1. De 1945 à 2005, notre monde a été capable de 1°/ produire de l’énergie à faible coût, 2°/ la vendre à bas prix et 3°/ satisfaire une demande croissante provenant des consommateurs. Il a été capable, en même temps, de 1°/ produire et vendre de la nourriture bon marché, 2°/ augmenter la distance moyenne parcourue par les aliments (du producteur au consommateur) et 3°/ nourrir la plus grande partie de sa population croissante (incluant les plus pauvres).

    Maintenant, la production de la quantité d’énergie marginale requise par l’alimentation de la croissance économique est en concurrence avec la production de nourriture et il semble que notre système économique mondial actuel n’est plus en mesure de produire simultanément cette quantité marginale d’énergie (provenant des biocarburants) et le supplément de nourriture permettant de nourrir des populations pauvres croissantes. Alors la logique d’un système dirigé par les forces du marché conduit à produire de l’énergie pour des consommateurs qui peuvent l’acheter plutôt que de la nourriture pour des pauvres gens qui ne peuvent pas payer. Nos brillants économistes et politiciens comprennent cela, mais que peuvent-ils faire à part de dire qu’ils vont agir pour remédier à la situation ? Habitués à résoudre les problèmes en perpétuant la croissance continue, ils deviendront de plus en plus impuissants au fur et à mesure que cette croissance approchera de plus en plus de ses ultimes limites.

    Peak Humanity http://peakhumanity.blogspot.com/

    English translation :

    From 1945 to about 2005, our world has been able to 1°/ produce energy at low cost, 2°/ sell it at low price and 3°/ satisfy a growing demand from consumers. At the same time, it has been able to 1°/ produce and sell food cheaply, 2°/ increase the food average traveling distance (between producers and consumers) and 3°/ nourish most of its growing world population (including the poor).

    Now, producing the marginal energy amount needed to nourish economic growth competes with producing food and it seems that our present world economic system is no longer able to produce at the same time this marginal energy (coming from bio fuels) and the extra food needed to feed the growing poor. Hence the logic of a system driven by market forces leads to produce energy for consumers that can buy it rather than food for poor people that cannot pay. Brilliant economists and politicians understand that but what can they do apart from saying that they will act to remedy the situation ? Used to solve problems by perpetuating continuous growth, they will become more and more powerless as growth comes closer and closer to its ultimate limits …

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