L’euro et le pétrole atteignent des niveaux records, les Bourses mondiales reculent

[LeMonde] Le pessimisme des investisseurs, en Europe comme en Asie, a été attisé par la vigoureuse remontée de l’euro et du yen face au dollar, qui pénalise les exportateurs de ces deux zones, ainsi que par les nouveaux records atteints par le pétrole. Vers 16 heures, le billet vert ne valait plus que 103,23 yens, proche de son plus bas niveau en plus de trois ans, tandis que l’euro se situait à un niveau record de 1,5274 dollar.

Signe de l’inquiétude des marchés, l’once d’or a lui aussi battu des records, lundi, s’établissant sur le London Bullion Market, à 988,70 dollars, tandis que l’once d’argent touchait un niveau plus haut depuis son record de janvier 1980 (38,26 dollars) en dépassant les 20 dollars pour atteindre 20,44 dollars. La chute du dollar et la hausse du pétrole augmentent les risques d’inflation et poussent les investisseurs vers les placements « anti-inflation » que sont les métaux précieux.

Par ailleurs, une série de mauvais chiffres sur l’économie américaine sont venus alimenter les inquiétudes de ralentissement mondial, alors que la flambée des prix des matières premières limite la marge de manœuvre des banques centrales.

 

Une réflexion sur “L’euro et le pétrole atteignent des niveaux records, les Bourses mondiales reculent

  1. Il est assez vraisemblable que le prix de plus en plus élevé du pétrole provient pour le moment d’un déficit grandissant de l’offre par rapport à la demande. Remarquons que le coût moyen de production de l’énergie reste encore bas tant que l’énergie produite à faible coût demeure largement dominante. Une grande partie des bénéfices réalisés par les pays producteurs en raison du prix de vente élevé permet alors à ces pays de soutenir leurs populations, ainsi que celles des pays qu’ils assistent par solidarité, de sorte que ces populations achètent des biens de consommation et entretiennent ainsi la croissance économique mondiale.

    L’état du monde s’aggravera surtout à partir du moment où la part d’énergie produite à faible coût aura substantiellement diminué. La relève devra alors avoir été assurée par des énergies produites à des coûts élevés, non seulement pour compenser le manque mais aussi pour alimenter la croissance de la production d’énergie requise par l’entretien de la croissance économique mondiale. Mais alors le coût moyen de production énergétique aura fortement augmenté et c’est probablement et essentiellement l’augmentation de ce coût moyen qui ralentira dramatiquement la croissance mondiale, abaissant considérablement les capacités d’investissement de nos économies.

    Pour plus de détails, consulter l’analyse effectuée dans la Newsletter de Mars 2008, intitulée « Le pic de production énergétique » (et illustrée par un graphique représentant la co-évolution de la population mondiale et celle de la production d’énergie entre 1860 et 2000) dans le blog multilingue (français, anglais, espagnol)

    http://thesmartcreature.blogspot.com/

    Cette Newsletter est essentiellement documentée à partir du cahier spécial de La Recherche de Mars 2008, n° 417, intitulé « Le pétrole en 2030 » et sous-titré « La transition nécessaire », en collaboration avec TOTAL, le BRGM, l’ADEME et l’IFP.

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