La balle est désormais dans le camp des populations d’Amérique du Nord. Ou bien: « Sommes nous vraiment en démocraties? »

Ce texte a déjà été publié en février 2007

Il est dorénavent impossible de nier la situation. Notre consommation d’énergie est énormément trop haute. Le pétrole nous empoisonne et, tel que démontré ici, il est tellement efficace, que nous ne pourrons pas le remplacer. Nous avons 2 choix. Nous laissons la valeur à la hausse du pétrole nous détruire (si le climat ne le fait pas avant!), ou nous commencons aujourd’hui à prévoir une dé-énergisation massive d’ici 10 ans (l’expression anglaise est « massive powerdown« ). Il faut réaliser que la classe politique des grands pays occidentaux ne peut réagir à cette crise car il est évident qu’un changement structurel majeur de la société est requis… Il faut changer le rôle de l’argent dans nos sociétés! Seule une révolution sociale peut espérer apporter ce genre de changement.

[Le Devoir] Pour les quelque 300 scientifiques qui ont participé, à Paris cette semaine, à la révision du quatrième rapport sur l’état du climat planétaire, ce dossier entre dans une nouvelle phase où les chercheurs seront de moins en moins le centre d’intérêt, au profit des politiques. Un moment historique, ont déclaré plusieurs.

Le quatrième bilan scientifique de l’ONU sur le climat accouche d’une conclusion péremptoire. En effet, le doute n’est plus permis sur le plan scientifique: les changements climatiques et la réalité de l’impact des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’origine humaine, qui poussent à la hausse le thermostat de la planète, sont désormais un fait «indéniable» («unequivocal»), a conclu hier la Conférence de Paris sur les changements climatiques.

Pendant qu’on pédalait à Ottawa, à Paris les experts débataient, expliquaient et surtout soupiraient face aux négationnistes à la solde des pétrolières et du grand capitalisme, frileux de tous changements de comportements…

De son côté, le ministre canadien de l’Environnement, John Baird, s’est dit surpris de l’ampleur du consensus dégagé par les scientifiques au sujet du réchauffement planétaire. Heureusement le ridicule ne tue pas;-)

[Courier internationnal] [Le devoir] [R-C]

Une réflexion sur “La balle est désormais dans le camp des populations d’Amérique du Nord. Ou bien: « Sommes nous vraiment en démocraties? »

  1. Il faut comprendre qu’on ne peut avoir de croissance économique sans croissance de consommation énergétique. Donc si on voudrait réduire notre consommation énergétique de facon importante nous assisterons à une décroissance économique équivalente. C’est pour cette raison que seule une révolution peut résoudre ce problème.

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