Sans l’or noir irakien, le marché pétrolier fera face à un « mur » d’ici à 2015

ENTRETIEN AVEC FATIH BIROL, DIRECTEUR DES ÉTUDES ÉCONOMIQUES DE L’AGENCE INTERNATIONALE DE L’ÉNERGIE

[LeMonde] En septembre 2005, dans les colonnes du Monde, vous lanciez cet avertissement aux pays consommateurs d’or noir : « Sortez du pétrole ». Avez-vous le sentiment d’avoir été entendu ?

Fatih Birol. Chaque jour, le marché pétrolier devient plus difficile, à cause de la vitesse de la croissance de la demande et de la concentration de la production dans un très petit nombre de pays. Depuis 2005, la hausse du prix du baril s’est confirmée : le prix actuel, proche de 70 dollars, est un signal important pour les grands pays consommateurs.

Les capacités de production existent-elles pour répondre à une telle augmentation de la demande ?

D’ici à 2015, le marché et l’industrie du pétrole vont être sévèrement mis à l’épreuve. D’ici cinq à dix ans, la production pétrolière hors-OPEP va atteindre un maximum avant de commencer à décliner, faute de réserves suffisantes. Il y a chaque jour de nouvelles preuves de ce fait. Au même moment aura lieu le pic de la phase d’expansion économique de la Chine. Les deux événements vont coïncider : l’explosion de la croissance de la demande chinoise, et la chute de la production hors pays de l’OPEP. Notre système pétrolier sera-t-il capable de répondre à ce défi, c’est la question.

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